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punaises de lit

Depuis une dizaine d’années, la punaise de lit, Cimex lectularius, un insecte hématophage inféodé à l’homme qui se niche dans les fissures ou recoins de l’habitat, connaît une réémergence mondiale observée dans de nombreux pays développés (Amérique du Nord, Europe, Australie, Nouvelle Zélande…). Les adultes ont une taille comprise entre 4 et 7 mm et sont généralement de couleur brune à beige, très plats, sans aile. Leur repas dure entre 10 et 20 minutes, mais la punaise de lits peut vivre sans repas jusqu’à 2 ans. La femelle peut pondre deux œufs par jour, et jusqu’à 200 au total. Elle pique durant la nuit sur les parties découvertes de la peau, sa piqûre est indolore mais se traduit au matin par une éruption cutanée prurigineuse et des angoisses parfois profondes. Aucune transmission d’agent infectieux n’a été documentée à ce jour, même si elle est soupçonnée d’être vecteur de maladies.

Lors du Congrès 2008 de la Société française de Dermatologie, le Dr Pascal Delaunay du CHU de Nice et ses collègues avaient déjà présenté une étude décrivant une épidémie dans une maison de retraite, suggérait que les punaises de lit Cimex lectularius pouvaient devenir une nouvelle cause d’infestation nosocomiale. L’analyse de l’épidémie avait alors permis de montrer qu’il existait deux types de transmission : le déplacement de l’insecte d’une part par lui-même et d’autre part par le transport de meuble ou de linge. Après plusieurs séances de désinsectisation sur plusieurs mois, l’établissement était parvenu à éviter toute réinfestation.

La lutte débute par une identification de l’insecte puis, une recherche minutieuse et systématique de tous les sites de repos. Lors de fortes propagations une odeur « acre » peut-être reconnaissable. Faire traiter par un professionnel : Le site devra être traité par un professionnel qui interviendra 2 fois au minimum à environ 2 semaines d’intervalle.

Et dans un établissement de soins ? La stratégie de prise en charge d’une invasion de punaises dans un établissement de soins doit être assurée par une équipe spécialisée dans la lutte contre cet insecte, impliquant nécessairement patients, personnel et environnement, concluent les chercheurs. Seule une hygiène quotidienne et une bonne connaissance de l’insecte minimise les risques d’infestations et accélère la découverte et donc la désinsectisation, mais il n’existe pas de mesure de prévention radicale.

Source : CHU Nice, CHU Réseau (Vignette),


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