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Le type de piège, ainsi que le dispositif de piégeage, doivent être adaptés aux objectifs poursuivis.

gestion des populations de rongeurs, connaître sa cible
3 espèces seulement occasionnent 95% des dommages attribués aux rongeurs. Les 2 espèces de rats se distinguent physiquement par la taille des oreilles et la longueur de la queue. Le rat brun a de petites oreilles et une queue plus petite que le reste du corps contrairement au rat noir. Le rat brun laissedes traces de pattes et de queues dans la poussière, ainsi que des coulées entre ses terriers et ses sources de nourriture.
Les traces du rat noir (vivant essentiellement à l’intérieur des bâtiments) sont plus discrètes. Si on note la présence de cadavres sur le site, une simple mesure de la longueur de la queue et du corps du rongeur permet une identification rapide et sûre. La souris exclusivement en intérieur, laisse sur le sol des fécès de la grosseur d ‘un grain de riz, et qui occasionne des dégâts en grignotant différentes sources alimentaires en laissant de toutes petites brisures sur le sol. Il est possible de constater lors de contrôles réalisés par les professionnels, que l’identification du rongeur est fausse laissant des parties de sites sans traitement.  (zone de terriers de rats bruns non traitées dans les bordures d’un silo par exemple).

Les bonnes pratiques de contrôle curatif des rongeurs proposent de suivre 5 étapes successives lorsque le PCO intervient :
• Inspection pour identifier le rongeur, définir la taille de population
• Eliminer la compétition alimentaire
• Traiter drastiquement
• Diminuer l’hospitalité du site pour les rongeurs
• Suivre l’activité des rongeurs et maintenir un traitement préventif.

Le meilleur outil d’estimation de population et d’efficacité semble être le suivi régulier du site en début de traitement. Une quantité d’appât approximative au début puis une visite de contrôle au 2ème et 4ème jour après traitement est crucial pour adapter la quantité d’appât , et ceci avant que des rongeurs de la colonie présentent des signes de toxicité des anticoagulants (baisse de l’alimentation suivi d’une baisse des déplacements, isolement du groupe et mort par hémorragie). Ainsi, ce suivi rigoureux sera aussi le gage d’efficacité du traitement dans la mesure où tous les rongeurs auront pu consommer de l’appât avant le premier vrai pic de mortalité (souvent observé entre J6 et J10 sur le terrain). Bien entendu, toutes ces phases se dérouleront avec poste d’appâtage sécurisé afin d’être le plus spécifique possible. Cette méthode est actuellement celle qui offre le meilleur rapport entre gain de temps pour le PCO et justesse du contrôle. C’est aussi une méthode qui permet d’asseoir un minimum de crédibilité technique du professionnel spécialisé dans ce type d’intervention.

source: http://www.pestcontrolmedia.com/ selon Romain Lasseur, Annie Bourret,Service Technique Développement Liphatech; Philippe Berny Ecole Nationale Vétérinaire de Lyon, INRA UMR 1233

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