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Des punaises de lit.  (AFP)
Des punaises de lit. (AFP)

Après New York, Paris ? Selon une enquête réalisée par France Info et diffusée mardi 16 novembre, une épidémie de punaises de lit, insectes de 5 mm se cachant dans les matelas, les sommiers et les draps, sévirait en ce moment dans la capitale française.

La cimex lectularius, un monstre plat de quelque cinq millimètres plus communément appelé punaise de lit. L’une des rares punaises à parasiter l’homme, se dissimule dans les draps, les matelas et les sommiers, d’où son nom. On connaissait déjà les rats et les cafards mais cette petite bête-là, qui a déjà fait des ravages aux Etats-Unis, n’a rien à leur envier.

600 interventions à Paris

Selon le Service municipal d’actions de salubrité et d’hygiène (Smash), le problème est en forte augmentation et a nécessité plus de 600 interventions dans la capitale depuis le début de l’année, même si la Mairie de Paris récuse le terme d’invasion et appelle à la raison.

“Le Smash s’occupe des animaux nuisibles mais de plein d’autres choses comme l’environnement et les punaises ne représentent qu’une infime partie de ses interventions”, explique ainsi une porte-parole. “Les punaises ne sont pas le cœur de cible de la Mairie de Paris.”

La menace, qui occupe également la cellule nuisibles de la préfecture de police, est cependant bien réelle.

Surtout chez des particuliers mais également dans des hôtels et des établissements collectifs, des désinsectiseurs débarquent ainsi de plus en plus souvent, vêtus de combinaisons blanches et de gants et armés d’un “nébulisateur”, un pulvérisateur de micro-gouttes d’insecticide.

Elles sucent le sang des dormeurs

Hématophage, elle attaque la nuit et suce le sang des dormeurs, provoquant boutons, plaques rouges et démangeaisons. Bref, l’horreur. Pas la peine de rajouter qu’elles laissent une odeur désagréable, qu’une femelle peut pondre jusqu’à 500 œufs et qu’il est très difficile de s’en débarrasser.

Cette petite chose peu ragoûtante avait pratiquement disparu dans les années cinquante mais l’interdiction de certains types d’insecticides comme le DDT et l’essor des voyages internationaux ont favorisé sa réapparition.

A New York, où on les appelle des “bedbugs”, ces bestioles ont défrayé la chronique à la fin de l’été dernier, envahissant notamment le siège des Nations unies, le bureau de l’ancien président Bill Clinton à Harlem, plusieurs grands magasins et un cinéma.

Une résidente du Michigan, Christine Drabicki, a intenté ce mois-ci une action en justice contre le Waldorf-Astoria, affirmant qu’elle et son mari avaient été contaminés par les punaises en question lors d’un séjour dans ce fameux palace.

extrait

  • corinne avr 14, 2011 Répondre

    C’est plutôt les produits utilisés qui sont plus ciblés pour éliminer qu’une seule espèce. Avant la désinsectisation contre les cafards supprimait les punaises et autres insectes non cible.

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